Annie Quedrue-Streliski quitte l'Anjou de son enfance pour un long périple qui la mene en Angleterre, puis à Paris. Là, elle travaille la résine
chez Lise Vautrin, pratique la reliure et est même, un temps, brocanteuse.
Etablie à Sète depuis une vingtaine d'années, elle y suit les
cours de l'école des Beaux Arts, commence à peindre et finalement trouve sa véritable voie d'expression avec la sculpture :
"Pour moi, la seule chose qui compte, c'est le plaisir de modeler des femmes aux formes opulentes et généreuses, même si elles étonnent parfois."
« De reprise en reprises, ventre et fesses deviennent des collines. Chaque femme engendrée révèle une féminité suave. Nous sommes plongés dans les rondeurs et la nudité de ces sentinelles exilées. L’artiste ne leur donne pas d' identité. Elles ne sont définies que par leurs attitudes. Dans la lumière le centre de leur corps s' épaissit et nous ramène au cœur de l' enfance et du désir où nous ne contrôlons rien »
Jean-Paul Gavard-Perret